- ✓ Tableau des valeurs selon l’âge de l’usufruitier
- ✓ Origine réglementaire du barème : article 669 du Code général des impôts
- ✓ Méthode de calcul de la valeur de la nue-propriété à partir du barème
barème nue-propriété âge — La nue-propriété et l’usufruit permettent de scinder un bien entre deux personnes. L’une conserve l’usage et les revenus, l’autre reçoit la propriété. Ce mécanisme s’avère utile pour les donations et les successions.
L’État a défini un barème fiscal pour évaluer la part de chacun selon l’âge de l’usufruitier. Ce barème change à chaque tranche d’âge. Il détermine les droits à payer lors d’une transmission.
Comprendre ces règles vous permet de mesurer le coût réel d’une donation. Vous anticipez aussi comment le démembrement affectera votre patrimoine et celui de votre famille.
Barème fiscal officiel de la nue-propriété et de l’usufruit en 2026
Le barème fiscal de la nue-propriété et de l’usufruit détermine les droits d’enregistrement, de donation et de succession. Il est fixé par l’article 669 du Code général des impôts. La valeur de chaque part dépend de l’âge révolu de l’usufruitier au jour de la transmission. Le Bulletin officiel des finances publiques (BOI-ENR-DMTG-10-40-10-50) publie ce barème.
Voici le tableau officiel pour un usufruit viager :
Moins de 21 ans révolus : usufruit 90 %, nue-propriété 10 %.
Moins de 31 ans révolus : usufruit 80 %, nue-propriété 20 %.
Moins de 41 ans révolus : usufruit 70 %, nue-propriété 30 %.
Moins de 51 ans révolus : usufruit 60 %, nue-propriété 40 %.
Moins de 61 ans révolus : usufruit 50 %, nue-propriété 50 %.
Moins de 71 ans révolus : usufruit 40 %, nue-propriété 60 %.
Moins de 81 ans révolus : usufruit 30 %, nue-propriété 70 %.
Moins de 91 ans révolus : usufruit 20 %, nue-propriété 80 %.
Plus de 91 ans révolus : usufruit 10 %, nue-propriété 90 %.
Application du barème dans les opérations de donation et de succession

Le barème de l’article 669 du CGI détermine l’assiette des droits en cas de donation en nue-propriété. Quand un parent donne la nue-propriété d’un bien à un enfant en conservant l’usufruit, la base taxable ne correspond pas à la valeur en pleine propriété, mais seulement à la fraction de nue-propriété.
En pratique, on part de la valeur vénale du bien. On applique ensuite le pourcentage de nue-propriété tiré du barème, qui dépend de l’âge révolu de l’usufruitier à la date de l’acte. Les droits de mutation à titre gratuit se calculent sur cette valeur de nue-propriété, déduction faite des abattements et exonérations éventuellement applicables.
Illustrations chiffrées de situations patrimoniales réelles montrant l’impact de l’âge sur l’optimisation fiscale du démembrement
Comparer deux donations en nue-propriété montre bien comment l’âge du donateur change la donne fiscale. Prenons un exemple : la même donation réalisée à 60 ans versus à 70 ans, avec usufruit viager et application du barème de l’article 669 du CGI.
À 60 ans, le donateur entre dans la tranche « moins de 61 ans révolus ». L’usufruit représente 50 % de la valeur, la nue-propriété les 50 % restants. À 70 ans, la tranche « moins de 71 ans révolus » s’applique : l’usufruit tombe à 40 %, tandis que la nue-propriété monte à 60 %.
Concrètement, cet écart change tout. Donner à 60 ans, c’est imposer la transmission sur une base de 50 % de la valeur du bien en nue-propriété. Attendre 70 ans revient à faire porter l’imposition sur 60 % de la valeur, soit une assiette plus élevée pour les droits, toutes choses égales par ailleurs.
Droits et obligations respectifs du nu-propriétaire et de l’usufruitier
Le démembrement de propriété divise les droits et obligations entre deux personnes : l’usufruitier et le nu-propriétaire. L’usufruitier dispose du bien et perçoit ses revenus. Selon le Code civil, il peut habiter le logement ou le louer et encaisser les loyers, à condition de respecter sa destination et de ne pas l’endommager. Sa gestion doit rester prudente et raisonnable.
Le nu-propriétaire détient le droit de disposer du bien juridiquement, mais l’usufruit limite ses pouvoirs. Il ne peut pas réduire les droits de jouissance de l’usufruitier. En revanche, il conserve une part de la valeur économique du bien et en récupère la pleine propriété à l’extinction de l’usufruit, sans droits supplémentaires en principe si le démembrement résulte d’une donation ou d’une succession correctement structurée.
Stratégies d’optimisation patrimoniale par le démembrement temporaire
La donation en nue-propriété avec réserve d’usufruit permet de transmettre un bien tout en gardant son usage ou ses revenus. Le fisc calcule les droits sur la seule nue-propriété, pas sur la valeur complète du bien. Cela réduit l’impôt comparé à une donation classique.
L’avantage fiscal dépend surtout de l’âge du donateur. Plus il est jeune, plus l’usufruit vaut cher et moins la nue-propriété compte. Les droits baissent en conséquence. À l’inverse, un donateur âgé augmente la part de nue-propriété et donc l’impôt. Concrètement, il faut aussi vérifier que le projet correspond à vos objectifs familiaux, à votre horizon de détention et à vos besoins futurs de revenus avant de privilégier le seul critère fiscal.
Comparaison internationale des barèmes de valorisation du démembrement
Le régime français valorise l’usufruit et la nue-propriété selon un barème légal forfaitaire défini par l’article 669 du CGI. Ce barème varie en fonction de l’âge de l’usufruitier ou, pour l’usufruit à durée fixe, du nombre de périodes de dix ans. Les autres pays européens appliquent des méthodes différentes, fondées sur des tables actuarielles plutôt que sur un barème uniforme. Cette divergence influence la valorisation des droits démembrés dans les situations internationales, notamment lors de successions ou de donations transfrontalières.
Deux approches méthodologiques dominent en Europe.
Ressources pour Valeur de la nue-propriété selon l’âge : le barème
- Impôts.gouv.fr : site officiel des impôts en France, il fournit des informations sur la fiscalité, y compris les règles relatives à la nue-propriété et les barèmes applicables.
- Service-public.fr : portail de l’administration française, il offre des conseils pratiques sur la gestion de patrimoine et la transmission successorale, y compris sur les aspects juridiques de la nue-propriété.
- Notaires.fr : site du Conseil supérieur du notariat, il propose des ressources sur les actes notariaux et les stratégies de transmission de patrimoine.
Le barème de la valeur de la nue-propriété en fonction de l’âge de l’usufruitier, fixé par l’article 669 du Code général des impôts, constitue un outil essentiel pour anticiper les droits de donation ou de succession. Ces règles, bien que précises, s’appliquent dans un cadre juridique complexe où chaque situation familiale et patrimoniale peut en modifier les effets. Pour vérifier l’application exacte de ces dispositions à votre cas, consultez les sources officielles telles que service-public.fr, impots.gouv.fr ou le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP). Un notaire ou un conseiller en gestion de patrimoine pourra également vous accompagner dans l’analyse de vos droits et obligations.
Questions fréquentes sur Valeur de la nue-propriete selon l’age : le bareme
À quel âge le barème de la nue-propriété devient-il le plus avantageux pour une donation ?
Le barème de la nue-propriété devient d’autant plus favorable à une donation que l’usufruitier est jeune, car la quotité fiscale de l’usufruit est alors élevée et la valeur de la nue-propriété, assiette des droits, plus faible selon l’article 669 du CGI. Il n’existe toutefois pas d’« âge idéal » universel : le moment opportun dépend de votre situation familiale, de vos besoins de revenus futurs et de vos objectifs patrimoniaux.
Le barème fiscal de la nue-propriété est-il obligatoire pour toutes les transactions ?
Le barème fiscal de la nue-propriété prévu à l’article 669 du CGI s’impose pour la liquidation des droits d’enregistrement et de la taxe de publicité foncière, notamment en cas de donation, succession ou mutation d’un droit démembré. Il constitue alors une référence obligatoire pour l’administration dès lors qu’un usufruit viager ou à durée fixe est en cause.
Comment évolue la valeur de la nue-propriété entre 50 et 80 ans selon le barème officiel ?
Entre 50 et 80 ans, la valeur fiscale de la nue-propriété augmente progressivement au sens de l’article 669 du CGI, tandis que celle de l’usufruit diminue. Pour un usufruitier dans la tranche « moins de 61 ans révolus », l’usufruit et la nue-propriété sont égaux en valeur, chacun à 50 % de la pleine propriété ; dans la tranche « moins de 71 ans révolus », l’usufruit tombe à 40 % et la nue-propriété s’élève à 60 %.
Peut-on contester la valeur de la nue-propriété fixée par le barème fiscal ?
Le barème de l’article 669 du CGI a un caractère forfaitaire et légal pour la liquidation des droits. Il ne peut pas être librement écarté au profit d’une autre méthode d’évaluation lorsque ce barème est applicable. En pratique, il n’est pas possible de contester la valeur de la nue-propriété en faisant valoir une estimation économique différente pour diminuer les droits.
Le barème de la nue-propriété s’applique-t-il différemment en cas de donation et de succession ?
Le barème de la nue-propriété issu de l’article 669 du CGI est utilisé à la fois en matière de donation et de succession pour valoriser les droits démembrés, mais le contexte juridique diffère. En donation, il sert à déterminer la base des droits de mutation à titre gratuit au jour de l’acte, après prise en compte des abattements. En succession, il s’applique à la date du décès pour répartir la valeur entre usufruitier et nus-propriétaires et calculer les droits de chacun.
Quelle est la différence entre le barème fiscal et la valeur vénale réelle de la nue-propriété ?
Le barème fiscal de l’article 669 du CGI fournit une valorisation forfaitaire de la nue-propriété et de l’usufruit, utilisée pour le calcul des droits d’enregistrement et des droits de mutation. Cette valorisation n’est pas nécessairement identique à la valeur vénale réelle de la nue-propriété sur le marché, qui dépend de nombreux paramètres (qualité du bien, rendement locatif, durée de détention anticipée, situation du marché immobilier, etc.).
Comment le barème de la nue-propriété interagit-il avec les abattements fiscaux en ligne directe ?
Le barème de la nue-propriété n’agit pas isolément : il se combine avec les abattements fiscaux en ligne directe prévus par le Code général des impôts pour déterminer la base imposable. Concrètement, on commence par évaluer la nue-propriété à partir de la valeur de la pleine propriété en appliquant le pourcentage du barème, puis on retranche les abattements disponibles pour obtenir la base soumise aux droits.
